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D'azur à la clef d'or en pal

Situé en
plein Nord Vaudois, Giez apparaît dès 1011 dans
une donation de terres du roi Rodolphe III de
Bourgogne au couvent de Romainmôtier.
Le village
portait alors le nom de Gies. Il évolua alors en
Gizium, Gyz, Giacum, Gye et Gie avant de devenir
celui que nous connaissons aujourd'hui.
Le village abrite quelques monuments datant du
moyen âge tels son château et son église. Cette
dernière remonte au XIIe siècle et fut la
paroissiale de Grandson jusqu'en 1438 où
l'évêque de Lausanne libéra les habitants de la
ville de l'obligation de monter à Giez pour les
services religieux.
On sait aujourd'hui qu'autrefois l'église était
plus grande, notamment avec une abside qui fut
supprimée à l'époque gothique pour une raison
inconnue.

Un autre
fait historique du village nous vient
des guerres de Bourgogne. En effet, en 1476, le
Duc de Bourgogne, Charles le Téméraire établit
son camp en dessous du
village durant le siège de Grandson. Le petit
bois situé entre Les Tuileries et Giez porte
d'ailleurs officiellement son nom.
Auparavant,
un étang creusé dans le but d'abreuver les
animaux était encore visible mais il a hélas été
remblayé lors de la construction de l'autoroute
A5.
 
La commune
recouvre une superficie de 478 hectares à une
altitude moyenne de 520 m. Ses armes font
référence à St-Pierre dont l'église est sous le
vocable. Elles se blasonnent par "D'azur à la
clé d'or en pal".
Les habitants du village, au nombre de 372, sont
surnommés "Lè Repètassî" (Les Rapiécés) ou Les
Couennes.
Deux sociétés locales cousent encore le tissu
social du village, il s'agit de l'Amicale des
Sapeurs Pompiers et de la Jeunesse.
Un peu d'histoire...
En 1476,
Charles le Téméraire, Duc de Bourgogne s'y
installe avec son armée dans le but de reprendre
la place forte de Grandson, fraîchement conquise
par les Confédérés. C'est après avoir trahi la
garnison du château (plus de 400 hommes pendus
et noyés dans le lac...) qu'il parti à la
rencontre de l'armée suisse, le 2 mars, sur les
coteaux de Concise. La retraite mal interprétée
de son armée sonnera la fin de la bataille. Le
Duc s'enfuira alors sans attendre jusqu'à
Nozeroi, dans le Jura français.
Les Suisses
trouveront alors dans les environs de Giez un
inestimable butin d'armement, d'équipement, d'or
et de joyaux dont certains se retrouvent
aujourd'hui dans les mains de personnes bien
célèbres. Au Vatican notamment...
Imaginez la
scène: Les éclaireurs arrivent au camp,
déserté, par un froid glacial d'hiver, alors que
la neige recouvre la plaine. A l'ouest, le
château brûle encore, tandis qu'a ses portes,
pendent encore aux arbres les restes de sa
garnison.
Qui sait, il y
a peut-être encore par chez nous sous quelques
mètres de terres les restes des richesses du
souverain le plus fortuné de son époque. Et
probablement aussi quelques spectres de ce
massacre...
Denis
Retrouvez
plus d'infos sur:
http://www.giez.ch
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